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03 novembre 2020

Du service au produit: histoire d’un intrapreneuriat réussi.

Du service au produit: histoire d’un intrapreneuriat réussi.

Du service au produit … ou quand le plus beau creuset pour entreprendre est l’entreprise : histoire d’un intrapreneuriat réussi.

Dans le sillage de l'annonce du nouveau plan de financement de Kurmi Software en date du 5 octobre 2020, retour sous la forme d'un décryptage détaillé sur la création de cet éditeur logiciel incubé par Niji avec le témoignage de Hugues Meili, fondateur et P-DG de Niji, qui revient sur cette "aventure" depuis la génèse jusqu'à l'envol récent de cette pétite.

 

Née en 2001 de la vision encore très controversée de ce que la convergence des usages et des technologies allait apporter au marché de l’information et de la communication, Niji, entreprise de services numériques alliant conseil, design et mise en œuvre opérationnelle, s’est initialement développée auprès des opérateurs de télécommunications et fournisseurs de services internet, précurseurs dans l’adoption et la concrétisation de cette vision avec notamment le lancement de leurs services associant la voix, la donnée et l’image pour les particuliers et les entreprises.
Solidement implantée dans la définition et l’exécution des stratégies en la matière de tous les acteurs du domaine, assistant (à) une consolidation forte du marché et accélérant la diversification de sa clientèle auprès de nombreux secteurs économiques nouveaux, la société, sous l’impulsion de son fondateur et P-DG Hugues Meili, décide de donner à l’accumulation unique de ses expertises fonctionnelles et techniques autour de ces sujets de convergence des usages et des technologies et de services unifiés d’information et de communication, une matérialité plus forte que celle que lui confère sa réalité de société de service, en poursuivant l’objectif de concevoir, de réaliser et de commercialiser un produit, répondant à un « trou dans la raquette » observé sur le marché : celui de l’activation initiale et de la gestion évolutive de la configuration jusqu’à l’extinction, des services unifiés d’information et de communication en question, en se focalisant sur ceux destinés aux entreprises, plus complexes et plus coûteux à gérer, plus critiques aussi en matière de qualité et de sécurisation de fonctionnement, que ceux à destination du grand public.

 

De la nécessité de dissocier les activités pour en permettre des exécutions optimales dans les règles de l’art respectives

« Je n’ai jamais vu d’entreprise être à la fois leader dans les services et dans les produits, a fortiori sur un même marché ou un métier identique. Cela ne marche pas, vouloir l’être revient à être médiocre dans chacun des deux métiers. » affirme Hugues Meili qui renchérit « être une entreprise de services numériques, c’est répondre en mode projet spécifique aux besoins particuliers de clients pris un à un, là où être un éditeur de logiciel, c’est répondre par un produit générique aux besoins standards d’un marché ».

Niji décide donc fin 2008 de dédier une petite équipe associant la dimension fonctionnelle portée par le conseil, la dimension technique par les équipes de mise en œuvre et la finalité utilisateur par celle du design, à l’incubation d’un produit logiciel qui répondra au marché de l’automatisation de la gestion du cycle de vie des services de communication unifiée d’entreprise. Cette équipe est constituée dès la première heure en unité opérationnelle et comptable autonome, disjointe du reste de l’organisation de l’entreprise de services numériques qui continue son développement dans le respect de ses codes de société de services, en finançant cette initiative en propre mais aussi par quelques subventions et avances remboursables additionnelles de OSEO puis BPI. Un profil expérimenté est recruté à l’extérieur de l’entreprise pour présider aux destinées de cette initiative dont il est dit d’emblée qu’elle sera filialisée dès lors que son activité présentera quelques indicateurs traduisant sa pertinence et son potentiel avéré de développement.

 

De l’opportunité de filialiser l’activité d’édition logicielle pour en garantir une exécution totalement indépendante

Fin 2010, le produit objet de cette activité naissante d’édition logicielle prend forme et avec l’aide des forces commerciales de l’entreprise de services numériques Niji qui lui a donné naissance, les premiers clients pilotes expriment qu’il répond à un besoin systématique de leurs organisations respectives en matière d’administration de leurs services de communication unifiée d’entreprise, confirmant sa pertinence et l’existence d’un marché adressable. La perspective de pouvoir réaliser une spin-off de cette activité se précise et une filiale détenue à 100 % par Niji est créée, pour en accueillir plus tard l’éventuelle concrétisation : le nom de baptême « Kurmi » est retenu, sa signification est la même que celle de « Niji » dans une autre langue, la société Kurmi-Software voit ainsi le jour, berceau d’un éditeur de logiciel qui prendra corps un peu plus tard.
La décision de travailler à la filialisation de l’activité d’édition logicielle ainsi incubée au sein de Niji pendant deux bonnes années est prise début 2011, un apport partiel d’actif est réalisé le 1er juillet suivant au bénéfice de Kurmi-Software ainsi gréée pour poursuivre en propre son développement dans le strict respect des codes de l’édition logicielle, en totale indépendance de Niji tant du point de vue opérationnel qu’en terme de marque tout en en étant filiale à plus de 95 %, l’équipe fondatrice et le DG nouvellement recruté avec une expérience forte dans l’édition logicielle, étant d’emblée associés au capital. Hugues Meili, P-DG de Niji, représente Niji, personne morale présidente, seul lien réel entre les deux entreprises aux destinées dorénavant bien distinctes.

 

De l’exécution maîtrisée d’un modèle de développement de pur éditeur de logiciel

Le modèle organisationnel d’éditeur de logiciel est mis en place : « product management » pour la définition en continue de la roadmap du produit et de ses versions successives, « R&D » pour l’implémentation logicielle de cette roadmap, « Q&A » pour le test et la validation avant mise sur le marché, fonction très importante dans le cadre d’un produit destiné à être déployé fortement et partout dans le monde, mais aussi les ventes directes et indirectes, dites « chanel sales », clés dans le cadre d’une expansion géographique large de la société, ou encore les « professional services », mal nécessaire du service attendu par les partenaires pour les aider à paramétrer le produit et à le supporter … ou à l’idéal leur transmettre la capacité à le faire seuls : car un éditeur de logiciel n’est surtout pas une société de services et la part de ces « professional services » ne saurait excéder 20 % du chiffre d’affaire.
De 2011 à 2019, et en 2020 encore pour pratiquement tout l’exercice, la croissance de Kurmi-Software est organique, autofinancée avec l’aide de prêts à l’innovation de BPI, profitable exercice après exercice, gérée entre d’une part l’audace de l’internationalisation avec l’ouverture de filiales à Berlin, Montréal et New-York et la conquête directe ou indirecte de clients prestigieux dans le monde entier, opérateurs de télécommunication majeurs et grandes entreprises, et d’autre part le respect d’une règle stricte dans la relation à la société mère Niji : il ne lui sera pas demandé un centime de financement au-delà de ce qu’a représenté son incubation sur deux bonnes années, et réciproquement elle ne s’arrogera aucun dividende.

 

Et maintenant ?

Kurmi-Software est bien né : il a reçu en héritage un ADN puissant, celui de l’expertise fonctionnelle et technique de Niji, celui de la l’envie d’entreprendre à nouveau, avec expérience, lucidité, audace conquérante et saine gestion de l’ensemble. Il vient de passer le cap des 10 M€ de chiffre d’affaire et disposait d’une trésorerie de 5 M€ nette d’endettement au moment de l’arrivée des nouveaux associés qui y ont investi 10 M€ pour accélérer ; le moment était venu de procéder à cette augmentation de capital pour financer une accélération rendue nécessaire par la volonté de devenir leader mondial de la thématique à laquelle se dédie le produit. Niji devient un actionnaire aux côtés d’autres, et aux côtés du management significativement renforcé ; tous partagent un plan moyen terme ambitieux et atteignable aux termes duquel s’ouvrira une nouvelle étape dont la forme peut varier en fonction du contexte marché à cette échéance.
« J’avais toujours dit que je souhaitais à terme donner son indépendance totale à cette entreprise très différente de Niji, même si enfantée par Niji, sans jamais détourner mon regard de sa trajectoire potentiellement magnifique, mais en en confiant vraiment les rênes à l’équipe de management qui a su au cours des dernières années, sur mon impulsion et avec mon aide, en faire une très belle exécution, et en associant cette dernière au succès potentiel à venir de la continuation de l’aventure. » confie Hugues Meili, P-DG de Niji et dorénavant Président du Comité de Surveillance de Kurmi-Software.

 

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Frédéric PAYEN
Directeur Marketing et Communication
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