Niji utilise des cookies techniques pour le bon fonctionnement du site et des cookies de mesure d’audience pour analyser le trafic. Des cookies sont également déposés par des tiers pour vous permettre de partager des contenus sur les réseaux sociaux. Si les cookies techniques ne nécessitent pas votre consentement, vous pouvez choisir d’accepter, de personnaliser ou de refuser les autres cookies. Votre choix est conservé pendant un an, il est modifiable à tout moment via le lien « Gérer vos cookies ». L’absence de choix sera considérée comme un refus.

Pour en savoir plus sur ces cookies, consultez notre politique de gestion des données via le lien « Vos données ».

18 novembre 2020

Choisir une solution de cartographie pour mobile : comment garder le cap ?

Choisir une solution de cartographie pour mobile : comment garder le cap ?

Ce contenu propose une synthèse cadrée et rédigée par Gabriel Dupont, Responsable Mobile Factory et Matthieu Marquigny, Ingénieur Solutions chez Niji

 

Zoom sur 3 solutions du moment :  Google Maps, MapBox et ArcGis

Sur beaucoup d’applications mobiles, le service de cartographie est une fonctionnalité très utilisée. Elle sert l’usage de la mobilité et permet de se situer par rapport à certains points d’intérêt, de proposer des itinéraires, de visualiser son environnement, ou encore de faire des recherches dans un espace géographique déterminé. Il existe des applications dites de pure cartographie dont les plus connues sont GoogleMaps sur Android ou Plan sous iOS. L’usage de la cartographie est également utilisé dans de nombreuses applications, « à l’intérieur » pour offrir un vrai service tel que se rendre dans son agence ou magasin favori, piloter son drone en visualisant sa trace, suivre la route la plus rapide sur un trajet ou encore, pour coller à l’actualité, identifier un laboratoire médical à proximité pour se faire tester.

L’intégration d’un module cartographique au sein d’une application soulève de nombreuses questions, tant techniques, méthodologiques qu’économiques.

  • Dans quel but la fonctionnalité de cartographie est-elle envisagée ?
  • Quels services souhaite-t-on proposer ? affichage d’une carte, recherche d’un itinéraire, utilisation des adresses postales, …
  • Dans quel modèle économique s’inscrire ? fonction de l’usage attendu ?

 

Quels critères pour évaluer les solutions de cartographie ?

Ce décryptage signé Niji ne vise pas à être exhaustif quant aux différentes et très nombreuses solutions disponibles. Notre ambition cible à identifier les services de cartographie les plus abouties, les plus complets et les plus implémentés, avec avantages et inconvénients. Aussi, sur la base de nos différents retours d’expérience, nous regarderons en détails les trois solutions suivantes : Google Maps, MapBox et ArcGis.

 

Et nous évaluerons l’apport serviciel associé à la cartographie. Que ce soit des fonds de cartes propriétaires comme GoogleMaps, TeleAtlas (Tomtom), Here, Bing ou des fonds de cartes Opensource comme OpenStreetMaps, la valeur perçue de la solution passe principalement par les services associés tels que :  

  • Service de localisation : s’appuyer sur une technologie avancée pour géolocaliser l’utilisateur
  • Service de géocoding : translater une adresse postale vers des points GPS
  • Service de direction : être en capacité, en fournissant 2 points à l’API de proposer une route optimisée ou/et de pouvoir calculer la route
  • Service de POI (points d’intérêt) : proposer des lieux sur une zone ou autour d’une zone géographique

 

Par ailleurs, le prix de la plupart des solutions de cartographie n’est pas basé sur l’utilisation de la cartographie en elle-même mais bien sur les services utilisés.

 

Solution GoogleMaps : très aboutie, intégration facilitée mais modèle économique complexe

La solutions GoogleMaps est aujourd’hui la plus connue. Elle possède de nombreux avantages, tel que des fonds de carte de qualité et une intégration dans les applications presque native, aussi bien pour des apps Apple (iOS) ou des apps Google (Android).

Android Studio, l’environnement de développement privilégié des développeurs Android, propose un modèle d’écran intégrant une carte GoogleMaps. Comme à son habitude, Google met également à disposition des développeurs une série de services associés à son système de cartographie (Geocoding, routing, élévation du terrain, streeview, …)

Le modèle de coût de GoogleMaps reste un vrai point de vigilance si l’on souhaite maitriser ses investissements. En effet, si l’intégration de GoogleMaps dans une application est sans frais et comprend l’équivalent de 200$ offerts de requêtes sur les serveurs GoogleMaps, on comprend vite que le porte-monnaie GoogleMaps peut rapidement être dépensé. Le modèle de Google repose sur des coûts à la requête telle qu’une demande de géocoding et de routing, via l’utilisation du composant « Street View ». Cette grille de prix à la requête rend très complexe la projection des coûts dans l’usage.

 

Solution Mapbox : logique communautaire, innovant techniquement avec un modèle économique assez simple

La solution montante Mapbox propose de nombreuses possibilités cartographiques tout en étant présente sur différentes plateformes. MapBox est un bon exemple de fournisseur mettant à disposition des services payants sur la base de la cartographie et de données externes. MapBox s’appuie sur les cartographies et les données d’OpenStreemaps, solution Open Source qui contient énormément d’informations complètes et pertinentes via sa logique communautaire.

A l’image de GoogleMaps, son modèle économique repose sur la consommation de services via une logique plus simple avec une grille tarifaire moins fine et peut être moins compliquée que celle de Googlemaps. Innovant techniquement et disposant d’une communauté grandissante, différents éléments sont proposés tel que « Mapbox Studio », permettant de designer des cartes stylisées, aussi bien en 2D qu’en 3D, ou encore « Vision » pour la réalité augmentée ou « Mapbox for Automotive ».

Solution ArcGIS Runtime SDK : expérimentée, socle solide et modèle économique très pertinent

La troisième solution que nous souhaitons évoquer est proposée par l’éditeur ESRI, fort d’une histoire éprouvée depuis le début des années 2000, sur les logiques de géoTraitement et la gestion des données de cartographie. La solution ArcGIS Runtime SDK met à disposition un moteur très complet avec une mise en place aisée, aussi bien dans un rendu bi que tri dimensionnel, et pour les plus avertis, un ensemble très complet d’outils de traitement géographique.

La grande force de ce SDK repose sur un socle unique porté sur de nombreuses plateformes, aussi bien mobiles (Android/iOS) que sur ordinateur (Java/Qt/C#), ainsi qu’un ensemble similaire pour le JavaScript avec ArcGIS API. Le modèle économique de la solution permet d’utiliser le SDK en mode Online gratuitement, sous condition que l’application ne génère pas de revenu. En parallèle, il est possible de mettre à disposition des services unitaires qui peuvent être indépendamment paramétrés, et pour certains payants

 

Conclusion

Au-delà de ces trois solutions, comment déterminer son choix ?  Il est clairement important de cibler l’usage que l’on souhaite faire de la cartographie au sein de l’application proposée, de porter un regard critique sur la qualité des cartes, le niveau de zoom et de précision attendues sur ces cartes, mais aussi sur la précision et la complétion des données. L’ensemble de ces critères aura forcément un impact sur le prix. Le principal étant de bien évaluer le besoin réel et la finalité de la présence d’éléments cartographiques au cœur d’une application mobile. Il existe aussi un moyen fiable et pertinent pour faire le bon choix : contacter Niji et nos experts de la Mobile Factory ;-) !

 

Contact Relations Presse
Frédéric PAYEN
Directeur Marketing et Communication
presse@niji.fr